Le chien qui avait peur de tout

Publié le par DIJON


SUJET: Le chien qui avait peur de tout.

Boby est un jeune setter anglais de 2 ans. Ses propriétaires m’ont demandé conseil afin de résoudre son problème de peur qui avait pris des proportions inquiétantes : il n’était plus possible de promener l’animal qui tremblait de tous ses membres dans la rue et au moindre passage d’une voiture. 

Pour commencer, il a fallu trouver ce qui motivait Bobby. Certains chiens sont très gourmands, d’autres préfèrent une balle ou bâton. Pour Bobby, c’était le jouet qui fait du bruit.
Nous avons donc commencé par nous amuser avec lui dans le jardin de ses maîtres à l’heure de la sortie des bureaux. Il y avait beaucoup de circulation devant chez lui, mais Bobby se sentait en sécurité sur son terrain qu’il connaît parfaitement, et beaucoup plus intéressé par les jeux avec ses maîtres que par les bruits des moteurs. Au bout de quelques jours, le chien maîtrisant bien cet exercice, il fut décidé de passer à l’étape supérieure : nous l’avons emmené se promener dans un quartier très calme, où peu de véhicules circulent. A chaque passage d’une voiture, son maître attirait son attention sur le jouet afin de le focaliser sur quelque chose d’agréable, et non sur sa peur. Il a fallu reconduire cette expérience plusieurs semaines avant que Bobby soit parfaitement calme et cherche des yeux son jouet dans la main de son maître dès qu’un bruit de moteur se faisait entendre. Peu à peu, les difficultés ont été augmentées, en respectant la progression du chien avant tout : à la moindre attitude révélant une tension chez Bobby, il s’agissait de conclure l’exercice sur un moment agréable et positif. 

Quelques mois plus tard, Bobby se promène à nouveau dans la ville, et même s’il reste sur ses gardes, il n’est plus paniqué en permanence.
 


Ce travail d’habituation de l’animal aux situations inquiétantes doit se faire de façon parfaitement réfléchie et contrôlée. Il ne faut pas traumatiser l’animal en le forçant à se confronter à sa peur, mais respecter toutes les étapes de progression. En observant bien son chien, on remarque s’il est à l’aise ou si, au contraire, il donne des signes de stress. Il s’agit de ne pas négliger ces informations afin de faire prendre confiance au chien et l’aider à dépasser ses craintes, sans le brusquer pour autant. La meilleure façon de réussir ce genre de travail est de se faire accompagner par un professionnel du comportement canin.

Article écrit par Laurence Bruder Sergent
Comportementaliste
www.comportement-canin.com

Photos issus de la Galerie Photos de Frenchtoutou

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