Famille d'accueil pour Handi'Chiens

Publié le par DIJON

Les chiens d'assistance aux personnes handicapées sont accueillis pendant seize mois dans des familles. L'antenne régionale de Handi'Chiens recherche, pour la fin de l'année, au moins huit de ces foyers. À La Madeleine, Francis Demarle, délégué régional de l'association, et sa compagne, Isabelle Caron, accueillent ainsi trois chiens.




Comment êtes-vous devenus « famille d'accueil » ?


>> Francis Demarle : Par le Téléthon. Il y a toujours des reportages là-dessus. C'est mon 4e chien (Calou, un labrador).
>> Isabelle Caron : J'ai lu un article et j'ai été candidate. C'est mon 3e chien (Conor, un golden retriever). À Calou et Conor s'ajoutent Calista, que le délégué régional de Handi'Chiens héberge durant sa convalescence, et Tonus, ex-chien d'assistance.

Les missions de ces familles ?

>> F. D. : Tous les 15 jours, je reçois ces familles ici, salle Carpentier. On apprend à donner les ordres au chien : comment ouvrir une porte, aboyer sur commande, rapporter un objet... Il y a 35 ordres à apprendre, en seize mois. Mais le plus grand travail effectué par la famille d'accueil, c'est la sociabilisation du chien. En travail pur, les ordres représentent dix minutes par jour. Il s'agit donc plus de balader le chien en ville, en grande surface...
>> I. C. : Il faut qu'il n'ait peur de rien, qu'il voit de tout.
>> F. D. : Si le chien est à l'aise partout, il travaillera partout. Quand elles viennent ici, les familles me parlent de tous leurs soucis. Et les six premiers mois, 24 heures sur 24, elles m'appellent quand elles veulent. Souvent, elles ont peur de la boulette, parce qu'elles prennent ça vraiment à coeur.

Y a-t-il des ordres plus difficiles à inculquer que d'autres ?

>> F. D. : Fermer une porte. Le chien pousse avec le nez. Il comprend très bien, et avec de la confiture sur la poignée, ça va aller ; à l'extérieur, ce sera plus dur.

Quelles sont les récompenses ?

>> I. C. : Uniquement des croquettes et des caresses.

L'apprentissage a-t-il changé ?

>> F. D. : On a essayé de faire sans famille d'accueil, mais ça n'a pas fonctionné. Les chiens ont besoin de cette période, où ils doivent recevoir du bonheur. Pour les ordres, on faisait fermer la porte avec la patte, mais il y avait des griffures, on est donc passé au nez.

Il est difficile de se séparer des chiens au bout de seize mois ?

>> F. D. : Oui, même au troisième. On y prépare beaucoup les familles. Elles rendent toutes le ur chien en même temps, à Alençon. Puis le remettent à la personne handicapée qui l'aura choisi. Il n'y a jamais de coupure, on a toujours des nouvelles. C'est comme un enfant qui va travailler ailleurs.
>> I. C. : À chaque fois, c'est un déchirement, mais on sait que quelqu'un attend ce chien. Mon premier est allé chez une personne qui a une sclérose en plaques. Elle m'a invitée à son mariage. Quand on voit ce que ça apporte aux personnes, on ne peut pas se dire qu'on va garder le chien.


source : http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/Environs/2009/04/27/famille-d-accueil-pour-handi-chiens.shtml 
 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article